Revue OUSTE, n°34 (février 2026)



SOMMAIRE :

Vincent Courtois – Nadine Agostini – Virginie Poitrasson – Séverine Daucourt – Giovanni Fontana – Patrick Dubost – Pierre Parent – Thierry Tillier – Patrick Sirot – Laure Gauthier – Fred Charles – Islls – Arnaud Talhouarn – Lucilla Trapazzo – Sandrine Deumier – Michel Della Vedova – Benjamin Milazzo – Vlaminde von Augenstock – André Paillaugue – Marie Parent – Elsa Gribinski – Thierry Dessolas – Juliette Cameau – Jean-Pierre Bobillot – Anne-Gaëlle Burban – Jean-Noël László – Christophe Manon – Thomas Déjeammes – Soli Jeon – Sébastien Lespinasse – Julien Blaine – Roxana Páez – Frédérique Soumagne – Daflo – Rémy Penard – Mara Venuto – Joël Bastard – Christian Burgaud – Mélanie Trugeon – Pierre Tilman – Serge Pey – Jeanne Viéban – Vincent Courtois – Jeanne Viéban – Marielle Genest – Yiwen Wu – Fabrice Farre – Jacques Taris – Démosthène Agrafiotis – Pascal Nordmann – Martin Zeugma – Dominique Quélen – Michèle Métail – Anne Barbusse – David Christoffel – F.J. Ossang – Antoine Dufeu – Aurélien Leif – Charles Pennequin – Pasquale Ottavi – Elke de Rijcke – Andrew Maximilian Niss – Cécile Richard – Marc Guillerot – Hervé Brunaux

DEPLACEMENT


Au départ, les tramways sont-ils courts ?

Ils n'ont plus ce souffle sur le quai

où l'on attend.

Une vieille mélodie électrique

surgit des rails, les mains et visages

se précipitent - les tramways s'allongent-ils 

alors, une fois remplis ?

Un bref anévrisme de l'hiver serait sans doute dû

à un dysfonctionnement latéral

du matin qui se croyait entré dans l'été

avec son lot de voyageurs.


(2012)

 

TU GLISSES...

 

Tu glisses ainsi, à la manière de la petite embarcation
qui conduit les dizaines de touristes, le long du quai
de Saône. Tu aurais pu être le pavillon dans la mâture,
le signe loquace d'un jour qui dure. Le sillage blanchit
davantage quand dérive la noix minuscule, peuplée
d’expressions ébahies couvertes de chapeaux et de verres
photochromiques. Caruso à son bord distrait l’oreille et me lie
de loin à ta présence furieuse. Tu t’immisces dans
le groupe hasardeux et te distingues de cet air bien familier
parmi d’habituels inconnus. Au retour, puisque rien ne dure,
débarquent dans le désordre, les rires, les mains et criaillements,
le soleil et l'étonnement naïf. Tu aurais pu pardonner, avec
l’épanchement qui n’est plus le mien, le haut fait de cette époque.


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