Ecluses


Photo : la Voix du nord (2012)


L'on descend peu à peu ; sur la terre

montante marche la vie en sabots :

d'eux surgissent les chevaux parfois

humains et toute force bruyante

que l'on craint de perdre. Mais la raison alerte

du danger inventé et au carrefour confus

des moitiés, les portes s'ouvrent puis

des murs verts ruisselants, les écluses. 




Sous les toits


 

Jamais les autres, mais sans eux

tu ne serais pas. Tu traverses

les murs, regagnes les toits sans

bruit. Ton voisin ignore-t-il si

la présence peut ne pas exister

et que le vertige est grand si l'on

se penche depuis ton balcon gardé

par une sentinelle ordonnée de cactus.



Chant du milieu

 

Tu te précipites sans prévenir,
il n'y a de place aujourd'hui
que pour les objets ressassés
avant le désert du faune.
Eux libèrent s'ils éprouvent,
l'oubli les soulève enfin,
ce sont des papiers que colore
ton allure de carton-pâte.



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