OSIRIS - CELEBRATING, 50 ans de poésie (1972-2022), septembre 2022

 

OSIRIS : 106 Meadow Lane Greenfield Massachussets 01 301 USA


Rédaction : Andrea Moorhead

Conception graphique : Robert Moorhead


SOMMAIRE (choix établi par Andrea Moorhead) :


ANGLAIS : John Falk, George Moore, Peter Siegenthaler, Marcia Arrieta, Ingrid Swanberg, Alan Britt, Pansy Maurer-Alvarez, Silvia Scheibli, Anne Blonstein, Robert Dassanowsky, Simon Perchik, Rupert Loydell, Frances Presley, Charles Hadfield, Patty Dickson Pieczka, Paul B. Roth.


FRANÇAIS : Rina Lasnier, Tahar Bekri, Abderrahmane Djelfaoui, Yves Broussard, Nicole Brossard, Roland Giguère, Marie-Christine Masset, Robert Melançon, Robert Marteau, André Ughetto, Hélène Dorion, Diane-Ischa Ross, Ouahiba Aboun Adjali, Michel Cosem et Fabrice Farre.


TRADUCTIONS (en anglais) : Cruzeiro Seixas/ Alexandre Amprimoz; Gyula Illyès/ Bruce Berlind et Mária Körösy; Hanne Bramness/ Frances Presley et Hanne Bramness; Thanásis Hadjópoulos/ Yannis Goumas; Rosa Alice Branco/ Alexis Levitin; Vicente Aleixandre/ Stephen Kessler; Annemette Kure Andersen/ Thom Satterlee; Sándor Kányádi/ Paul Sohar; Marin Sorescu/ Stuart Friebert et Andriana Varga; Günter Kunert/ Gerald Chapple; Denisa Comănescu/ Adam J.Sorkin et Irma Giannetti; Eugénio de Andrade/ Alexis Levitin.


PHOTOGRAPHIES : Portfolio I et II.



Arriver

 

L’ascenseur me détache.

Délaissant ce que je viens d’être

je vais sans doute devenir

à l’étage et résoudre

la multiplication du zéro

qui à elle seule gobe le monde sans hésiter.

J’ouvre la porte de l’appartement

les clefs vont ouvrir le silence qui revient

dans ce couloir où tant sont passés

avant moi. J’ose croire

que ce jour n’a jamais

existé avant les sept premiers.


Site : La page blanche, n° 46 (2012)



Ligne, éd. La Porte, 2016


Le soir les voix s'éteignent
les dernières minutes
toussent au bord du rêve
où la fraîcheur qui nous gagne
fait de nous des rescapés.


Poème 8, in Ligne, éditions La Porte. 

ARPA 137-138, poème


Le bruit discret retentit sur

la rue maintenue par les murs

de ma maison : histoires de vie,

valises, fardeau ou nécessaire

de voyage que tire la main affairée.

L'accueil n'a pas de porte, tout

peut entrer dans le vestibule inquiet

de l'oreille.


Poème inclus dans CHANT DU MILIEU, in Arpa 137-138, octobre 2022


 

Roux

 

Roux contre les maisons basses, les arbres

et les marches par deux, les pas pressés

sur le roux glissent si l'on y marchait,

une autre fois la fenêtre rougit

orange en me fixant au virage. Rousses

chauves minutes, à l'accélération, et sang

hurle hurle le train, secouant les marchandises

des transportés jusqu'à leur destination, pleins du roux

de la rue encore que regrette la feuille tombée.


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TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







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