OSIRIS, n°82 (juin 2016).

Rédaction : Andrea MOORHEAD.
Conception graphique : Robert MOORHEAD.

Comité de rédaction : Robert DASSANOWSKY (États-Unis), Flavio ERMINI (Italie), Malgosia SALINSKA-GÓRSKA (Pologne), Gerald CHAPPLE, Robert MELANÇON et George MOORE (Canada), Françoise HÀN et Andrea UGHETTO (France).


Abonnements : PO BOX 297 Deerfield Massachussetts 01342 – USA.




*

ANGLAIS : Paul B. Roth, George Moore, Alan Britt, Joshua Krugman, Ingrid Swanberg, Andrea Moorhead, Patty Dickson Pieczka, John Sibley Williams, Simon Perchik, Sam Smith, Rob Cook.

FRANÇAIS : Fabrice Farre, Robert Melançon, Pierre Ouellet et Silvaine Arabo.

ALLEMAND : Otto Laske.

ITALIEN Marcello Gombos.

NORVEGIEN Hanne Bramness.

ESPAGNOL : Jesús Cárdenas.


Partie

Tu lances le dé qui n'est pas à coudre
pour en découdre avec le hasard
insolent de l'as jusqu'au six.
Pourquoi avoir donné à l'ivoire
ou au plastique la solitude
du point noir, le duo ennemi
des énigmes jamais résolues,
le trio infernal parmi lequel
se loge l'intrus. Deux duos
sont de trop, leur successeur
est imparfait au regard du pair
qui clôt toute conciliation.



La figure des choses, Éditions Henry, p.29.

Seuil


Sur la pierre glissée sous la porte
comme une lettre, le pas résonne
suivi d'une interrogation muette.
Est-ce la route jusqu'ici qui devient
humaine, le chien sans maître qu'elle
a enfanté, ou l'être taciturne venu pour parler.
L'épaule de la terre fait surface : le seuil
est une réminiscence du miracle.


Haie

Filles vertes et discrètes hasardeuses au vent d'Est
vous trompez l'horizon du jardin arpenté une vie
cheveux noirs semblables à ceux de qui l'on espère
bourrasque tendre qui étreint le corps et le restitue
à son pays calme, un printemps de plus passe par
le blanc neigeux, sans doute une patience éprouvée.
Vous avez après tous les noms qui vous sont donnés
celui que connaît quiconque et qui ressemble à la haie.

Nous sommes passés...

Nous sommes passés un jour d'égarement
entre le magnolia et le chant des abeilles
le cœur à l'arrêt -l'était-il- les yeux fixés sur
la petite porte de l'enclos pris du vertige qui nous ôtait
de la terre. A mi-voix sans le dire nous revenions
aux considérations qui nous faisaient vieillir :
la mesure de la propriété sa surface le nombre incalculable
de pas l'amour intangible semblable à la forme
de la fleur et les ailes des insectes aussi légères
que la mort avec son mètre butineur de toi à moi


in Avant d'apparaître, Editions Unicité, 2020



VUES ET REVUES

LISTES DES PAGES DU BLOG

POÉSIE CONTEMPORAINE... peut-être

TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







ARCHIVES DU BLOGUE