A LA FENÊTRE

 

À la fenêtre bourdonne une chose aussi grosse

qu'un poing. Le vent qui se hasarde par là

déplace le sable d'un désert probablement

saharien et sous sa chappe orange disparaît

la maison où l'on vit.


La chose récidive, tournoie et s'échine,

on l'évite d'instinct, elle danse encore

autour des têtes, grave, trop grave. La main s'agite,

la repousse, la bête pourrait piquer. On en connaît

la morsure quand, discordant tout comme le cœur,

le scarabée ouvre sa carapace.


 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

VUES ET REVUES

LISTES DES PAGES DU BLOG

POÉSIE CONTEMPORAINE... peut-être

TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







ARCHIVES DU BLOGUE