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Vivre
La
terre s'étire quand passe le percheron
dans
les sillons le monde ensemble se sépare
les
hommes d'ici sont d'un exil à venir.
Moi
je me désespère de ne voir germer qu'un faisceau
de
lignes noires et des bleus de travail, orphelin de terre.
Paru pour la première fois dans la revue Incertain Regard
in La figure des choses, Henry (2014)
Paru pour la première fois dans la revue Incertain Regard
in La figure des choses, Henry (2014)
Poème
Le
corps est ouvert à la fracture du jour
par le volet entrouvert qui veille à l'intérieur,
il en est ainsi de la paupière qui régule la lumière.
Le corps est dissimulé sous la couverture épaisse
faite de ce coton blanc même pendant la nuit,
il s'efface à hauteur du genou, la mort est-elle
si petite, la maison entre-t-elle dans le monde.
La vie entière a-t-elle assez de place entre les murs.
par le volet entrouvert qui veille à l'intérieur,
il en est ainsi de la paupière qui régule la lumière.
Le corps est dissimulé sous la couverture épaisse
faite de ce coton blanc même pendant la nuit,
il s'efface à hauteur du genou, la mort est-elle
si petite, la maison entre-t-elle dans le monde.
La vie entière a-t-elle assez de place entre les murs.
Face à face
Je
ne veux point me souvenir ni me connaître.
Nous
sommes en trop quand nous voyons en qui nous sommes.
Fernando
Pessoa.
Nous
sommes sans doute de trop
lorsque
nous savons ce que nous sommes :
brindilles,
fétus de lumière.
Ce
lourd chargement aussi
léger
que la poussière se disperse
avec
le vent qui passe dans la rue blanche,
un
dimanche où je suis accoudé à la fenêtre.
Dans la revue Friches, Cahiers de Poésie Verte, n° 109.
Circonflexe
J'aurais
mis volontiers
un
accent circonflexe
sur
le u d'amertume.
C'est
un mot qui a la gloire
mélancolique du s humain.
mélancolique du s humain.
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