Bel-Air

 

Cette bâtisse où tu n'as pas vécu n'est ni de famille

ni de circonstance pour un poème qui veut naître.

Sous le lierre rouge, une fenêtre emprunte le miroir

pour fixer celui qui s'arrête, les yeux levés vers elle.


Tant de familles sont passées par cette porte cochère

leurs chiens faméliques et beaux volant au passant

immobile la faim des jours agiles et lévriers. La maison

traverse la mémoire brûlante, cherchant qui l'a vue.




Les nouvelles (1)

 

La voici, la nouvelle : elle devait nous attendre

dans ce fossé, trompeuse à en juger ses fleurs

au bout d'une tige créée cette fois par le vent.

Il a cependant fallu tomber plus bas.


Dans la bourbe, la pierre persiste par sa dureté :

de ses yeux mica, le précieux révèle l'éparpillement

et le blanc toujours commence et recommence.

L'ensemble roule comme un destin qui nous a scellés.



Miroirs, IMPLORE

 

Au fond, les choses nous observent en scintillant, comme issues de la gangue. Elles nous suprennent, nous, étonnés de n'avoir trouvé que nous-mêmes.La victoire affleure sous la gloire ternie du miroir.


Extrait de IMPLORE, Bruno Guattari Editeur, page 76, 2020.


Un clic sur l'image pour le lien


Entrer, in IMPLORE

 

La route prête ses pas aux pas qu'elle n'a pas. Celui qui passe 

s'en empare. Avant lui, la route arrive jusqu'à la première

maison qui manquait. L'une de ses pierres roule sur le seuil.

Celui qui s'apprête à entrer la ramasse.


Extrait de IMPLORE, page 77, Bruno Guattari Editeur, 2020.





VUES ET REVUES

LISTES DES PAGES DU BLOG

POÉSIE CONTEMPORAINE... peut-être

TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







ARCHIVES DU BLOGUE