Quelqu'un

Je n'ai pas vu que tu descendais
dans la cour, les bras chargés de ce fardeau
invisible.
Le mien est de ne pas avoir entendu
tes pas sur la terre, mais
c'est de ce caillou où tu te heurtes
à ton retour que je sortirai
comme germe la pensée de quelqu'un,
pendant la difficulté.

"Le chasseur immobile" aux éditions Le Citron Gare.



Avec les magnifiques illustrations de Sophie Brassart, LE CHASSEUR IMMOBILE,  cinquième titre des éditions  Le Citron Gare




" Elle serait aussi inhabituelle
que cette nuit trop connue : peut-être
l'attente - cette obsession à croire "

Extrait de "Guetteur".

63 pages, 9 illustrations.
10 euros.

L'Anthologie de Ghislaine Lejard



J'ai le plaisir et le privilège d'être en compagnie de Brigitte Maillard, Roland Nadaus, Ksa Han, Béatrice Libert, Bernard Grasset, Denis Heudré, Sylvie Méheut, Marie-José Christien, Sanda Voïca, Michel-Xavier Fressard, Alain Richer, Alain Cotten, Pierre Tanguy, Olivier Cousin, Jean-Paul Mestas, Mireille Le Liboux, Jean-Albert Guénégan, Eve Cazala, Jean-Vincent Verdonnet, Jean-Luc Pouliquen, Claude Cailleau, Jean Joubert, Jean-Claude Albert Coiffard, Claude Serreau, Frédéric-Jacques Temple, Nicole Laurent-Catrice, Arlette Chaumorcel, Marco Mondi, Jacques Basse, Bernard Perroy, Martine Morillon-Carreau, Emmanuelle Le Cam, Eric Simon, Christian Bulting, Emmanuel Hiriart et Jean-Claude Coiffard.

Un grand merci à Ghislaine Lejard. Je vous invite à découvrir son site Poésie-Collage.

Padre

18 mai


Les vitres sont bien celles qui nous
séparent du monde. De ce côté
tu meurs. De l'autre, serai-je assez vivant
pour parvenir à accepter une telle dérive des êtres
l'absence aux rives du détroit
que ne relie aucun bateau même imaginé.

Extrait de Les chants sans voix, Encres vives, 2012.
Poème repris sur lesmotsplusgrandsquenous et le blog Art et tique et pique – mots et gammes.

Tu me demandes...

Tu me demandes l'heure qu'il est.
Ton visage trop mûr froisse,
ta bouche est un rond d'ignorance,
tes mains tremblantes sont celles
que j'ai vues dans les chambres blanches
au nom de paradis menteur.
Tes yeux ne renvoient plus que mon visage,
ils se sont donc vidés de tout nuage,
de cette imperfection un rien céleste pour qu'elle soit humaine.
A t'observer, peu importe s'il est deux ou trois heures.
Nous sommes alors davantage prolongés par l'hébétude,
tout à coup si éloignés de la question.

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