Incertain Regard, numéro 10.

Comité : Hervé MARTIN, Cécile GUIVARCH et Jean-Paul GAVARD-PERRET.


Éditorial de cette onzième édition (numéros 0 à 10) : « Un être sur la terre est passé qui parlait », par Hervé MARTIN.

Inédits (extraits) : BAMBA, TERNAIRES, QUANT AUX QUANT A. Bibliographie de Maurice REGNAUT.

« Témoignages, poèmes et essais critiques » : avec Claude ADELEN, Alain LANCE, Yves BOUDIER, Charlotte LELONG, François WITTERSHEIM, François RICHARD, Jacques KRAEMER, Pierre-Etienne HEYMANN.

« Cahier de création » : Fabrice FARRE, Patrick LE DIVENAH, Ghislaine REGENT, Antonella FIORI, Daniel BIRNBAUM, Jean-Claude GOIRI, Murielle COMPERE-DEMARCY, Benoît JEANTET, Patrick BEAUCAMPS, Aziz ZAÂMOUNE, Laurent BOUISSET, Gérard LEYZIEUX, Nicolas AURY et Anna Maria CELLI.




Cheval


Je te promets de dessiner
le meilleur homme, plus
que lui le cheval
dont la courbe animale
luit dans la nuit humaine

 


Illustré par Monique MARTA.                                Photos : A. Farre. 

La revue L'Assaut, numéro 6.

Participation au thème « Marges » du numéro 6 : Christian Cavaillé, Ebel Olga, Etienne Veillon, Fabrice Farre, Jean-Marc Gougeon, Sébastien Lespinasse, Catherine Bédarida, Laurent Grison et Yvon Guillou (pour le dessin), Emilien Chesnot et Laura Louvard, Claude Favre, Thomas déjeammes, Claire Hurrimbarte, Ivan de Monbrison, Guillaume Boppe, Lucas Moreno, Nicolas Vargas C., Marius Loris, Christophe Esnault, Aurore Soares et Mathias Richard.

 

Comptes

Sur le site « Le Radeau des Médusés » créé par Florence Noël et à découvrir, en hommage aux migrants   >>>. 




Il ne manque plus que mille mille
euros mille ajoutés aux milliers de plus et cédés
par les dizaines de villages qui de la terre
nourrissent cent rêves. Deux, trois fois mille
mètres jusqu'à la terre nouvelle, une
côte, un bras dans la mer surenchérie
qui gonfle toutes les dix secondes, cinq fois
dix fois deux se trouvent sur la barque de deux
fois quelques mètres qu'on ne compte pas.
Millions les regardent les yeux fermés
semblables à une mer sans fond de plusieurs
millions d'années où d'innombrables milliers
lancent plusieurs centaines
de soupirs mais de quel côté sont-ils ceux
qui fixent la mer et comptent sur le destin
au visage humain qui ne porte que le chiffre un.

Nous sommes passés...

Nous sommes passés un jour d'égarement
entre le magnolia et le chant des abeilles
le cœur à l'arrêt -l'était-il- les yeux fixés sur
la petite porte de l'enclos pris du vertige qui nous ôtait
de la terre. A mi-voix sans le dire nous revenions
aux considérations qui nous faisaient vieillir :
la mesure de la propriété sa surface le nombre incalculable
de pas l'amour intangible semblable à la forme
de la fleur et les ailes des insectes aussi légères
que la mort avec son mètre butineur de toi à moi


Paru dans la revue Europe, novembre-décembre 2015.

VUES ET REVUES

LISTES DES PAGES DU BLOG

POÉSIE CONTEMPORAINE... peut-être

TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







ARCHIVES DU BLOGUE