Histoire de rien

Je m’en remets aux
blessures de mes chaussures.
Avoir tant marché et n’avoir
jamais quitté les rues. Avoir été
sans possession ni devenir
d’un ADN propice à l’usure
comme mes lacets.
Je suis d’un cuir dur, cependant, jamais
de ce simili plissé qui
exprime à lui seul la difficulté
d’être à plat, la facilité à me taire.


Paru initialement dans "Le florilège" de soc & foc.

Le Journal des Poètes

Trimestriel poétique - Avril/Mai/Juin 2013, n° 2. Rédacteur en chef : Jean-Luc Wauthier.
Organe officiel de la Maison Internationale de la Poésie - Arthur Haulot.

Dossier : "Singapour, terre de poésie (II)".
Lathaa Kanagalatha - Chandran Nair - Toh Hsien Min - Edwin Thumboo - Mohamed Latiff - Zou Lu.
 
Coup de coeur : "Gaspard Hons - Petites proses matinales", par Jean-Marie Corbusier.
 
"Fernand Verhesen aurait eu 100 ans."
Par Jean-Marie Corbusier, Rose-Marie François et Jacques Sojcher.
 
"A livre ouvert".
François Perche et Jean-Vincent Verdonnet/ Philippe Mathy - Jean Chatard et Nicole Drano-Stamberg/André Doms - Ernst Jandl/Jean-Marie Corbusier - Patricia Keeney/Michèle Duclos - Pierre Puttemans/Lucien Noullez.

"Paroles en archipel".
Bobby Rogers - Fabrice Farre - Emilio Coco - Maciek Fronski - Jean-Pierre Parra - Ronnie Scharfman.

"Poésie-panorama", par Philippe Leuckx et "Chronique des revues", par Yves Namur.

Magnolias


Entendre dans les lignes le dialogue

des blancs infimes, la fugue

du cœur où l’abeille somnambule

porte encore des sacs de soleil.

Fleur rare, énigme inquiète

du silence sur le velours du pétale,

parfum sonore lorsque l’insecte disparaît.



Pour découvrir la revue : ICI.

« La mélodie rugueuse - ou autre dissonance » (Le Chat Qui Louche).

Un petit recueil (en prose, mais oui), regroupant une soixantaine de textes aussi étranges (ou absurdes) les uns que les autres. Il y a un peu du quotidien, mais de celui que l'on ne voit qu'une fois écrit. L'évidence-même, me dira-t-on ...
Un exemple ci-dessous,  le texte Loi, initialement publié en vers libres dans "Microbe" d'Eric Dejaeger.



Un petit clic pour un grand choc

" C’est comme Sisyphe ou l’insecte qui après sa chute remonte sans fin. Hier, je faisais une journée qui avait bien plus de vingt-quatre heures. Je m’acharnais et je suais, motivé que mon corps s’exprime lui aussi. Tu m’ignorais dans mon travail et j’ai songé que je recommencerais le lendemain. On a tous un peu de l’absurde manœuvre en soi. On mourrait au travail d’exister ".






Attendre


Tu franchissais plus rapide que la lumière le mur du silence au delà de ce son monotone où la plume est lourde et la parole un fardeau. Particule lumineuse, contrant la physique, tu ne pris jamais aucun mot, le léger étant nécessaire et l’indifférence incontournable pour mesurer le poids de chaque moment ou l’étalon de l’existence galopante.

Paru dans Les Cahiers de la rue Ventura, n°20, p.31. Pour plus de détails : ici.

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TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







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