L'effraie...

L'effraie regagne le tronc le jardin se retourne
Sur la terre à la lumière des ombres zèbres
les cailloux se détachent puis se remplissent
les flaques sont sèches tout à coup de l'irrégularité
de la semaine les lacs portent leur fond
où erre le regard quel que soit le jour promis
Au pied des ceintures sombres vues sans sommeil
poussent ces haies citadines dont les feuilles
donnent déjà l'étendue d'une macule c'est en elle
que s'étend sans le corps la conscience de rester


Dans la revue Europe, n°1039-1040 (novembre-décembre 2015).


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