Visite

Le portail s'ouvre, cette silhouette
familière s'éclipse soudain.

Elle était venue me parler l'après-midi
sous les platanes. Chaque part de lumière
était un corps de geste appris dehors ;
chaque lieu d'ombre, ce qui restait
à définir dans l'urgence, avant le départ.

Lorsque s'ouvre la porte, elle est vorace
comme le monde. Elle se referme pour
la certitude vouée au sourd qui s'empresse
de tout dire alors que les pas s'éloignent.

Incrustation

Je trouve ton visage porté par le vent échoué 
entre les ajoncs - papier humide,
linceul de chagrin enroulé sur lui-même.

Réalité

trois fruits sur la table
le tout à l'esprit sans
que les choses soient prononcées
mais connues d'un solitaire
qu'est le lieu dans un autre.

Roue

Dans l'air bruyant, le chantier de fin de vie
les chevaux ont l'oreille rouge, la roue
les fait tourner pendant que d'autres montent
le long des barres d'aluminium.
Les chevaux ont les narines ouvertes,
blancs comme l'hiver mécanique.
Je regarde les choses de bois et les animaux
hennissant de rire et tous les temps réunis
sont pur mensonge. Le futur n'est pas 
un point abandonné puis retrouvé.

VUES ET REVUES

LISTES DES PAGES DU BLOG

POÉSIE CONTEMPORAINE... peut-être

TOUS LES TEXTES SONT PROTÉGÉS [page WIKIPEDIA]. Ils sont la propriété exclusive de Fabrice Farre.







ARCHIVES DU BLOGUE