1.
Il
a plu, mais à l’intérieur la vie n’ a pas cessé, avec ses devoirs d’école et de
famille et l’oiseau jaune qui siffle toujours un été.
Il
doit faire froid, derrière les carreaux, juste devant le chaud de la vie qui
s’ébroue comme un jeune animal qui nous est donné d’attraper si nous renonçons
à nous-mêmes.
2.
Un
temps, l’existence a été sur le point de rompre tant elle a rétréci. Sur elle
se sont posées des formes que l’œil ne percevait jamais comme des oiseaux. Ou
alors, elles avaient la couleur du corps étroit par lequel nous passâmes,
étirés par les faits et gestes d’un seul jour tenu par la douleur. Ou alors,
elle avaient l’allure de nos volontés migratrices qui d’un coup survolaient quelque
détroit décidément sans profil.
in LOIN LE SEUIL, La Crypte (Poeysage d'Anael Chadli), janvier 2017
ha ! cette leçon n°2 ... bien sûr les deux semblent complémentaires (même si la n°1 est un peu plus convenue) : introspection, recul sur l'existence, le quotidien en paravent et tout au fond dans un frottement sourd, une quête qui aspire comme une équation irrésolue
RépondreSupprimerbelle mise en scène poétique comme toujours avec vous Mille mercis
Bonsoir et merci, amie fidèle.
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